BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Réaction de la CREPUQ à la mise à jour économique du gouvernement fédéral

Montréal, le 15 novembre 2005 - Les chefs d’établissement universitaire se réjouissent des mesures annoncées concernant les universités, à l’occasion de la mise à jour économique du ministre fédéral des Finances, monsieur Ralph Goodale.

Ces mesures devraient faire consensus au sein de la population canadienne, car elles permettront à notre société d’occuper une place plus enviable au sein d’une économie du savoir axée sur la connaissance, la recherche, la technologie et l’innovation. « La reconnaissance claire et non équivoque du rôle essentiel des universités dans cette entreprise mérite d’être soulignée », de déclarer monsieur Roch Denis, président de la CREPUQ et recteur de l’UQAM.

Le financement des frais indirects de la recherche subventionnée par les conseils fédéraux, qui atteindra éventuellement 40 % des octrois directs de base, représente un pas important dans la bonne direction. On sait que, pour sa part, le Québec finance déjà les frais indirects à hauteur de 50 % pour les disciplines légères et de 65 % pour les disciplines lourdes. Cette mesure est d’autant plus appréciée qu’elle intervient au moment où les universités font face à des besoins criants résultant de la croissance rapide et importante du volume de la recherche qu’elles ont connue au cours des dernières années.

La décision de majorer les budgets des conseils subventionnaires était aussi très attendue, et il faudra poursuivre cet effort si l’on veut améliorer la position relative du Canada en matière de recherche. Cette mesure permettra de soutenir la diplomation aux cycles supérieurs et d’offrir aux nombreux jeunes professeurs qui entrent dans nos universités de meilleures chances d’obtenir des subventions de recherche. Il en est de même de la décision de consacrer 500 M $ additionnels à la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI), qui permettra aux universités d’offrir à leurs professeurs des infrastructures de recherche plus adéquates.

Parmi les autres dispositions de cette mise à jour économique, il faut aussi noter les sommes importantes qui sont consacrées à l’aide financière aux étudiants pour rendre les études postsecondaires plus abordables à un plus grand nombre de canadiens. Dans le respect de ses compétences, il faudra veiller à ce que le Québec obtienne sa juste part de ces sommes.

Enfin, il est prévu qu’un Fonds d’innovation pour l’enseignement postsecondaire dédié aux infrastructures soit créé à l’intention des provinces et territoires. « Il est difficile, pour le moment, d’apprécier la nature précise de ce fonds, mais il faut espérer qu’il ne soit pas une alternative au nécessaire redressement des transferts aux provinces, qui permettrait d’injecter dans les budgets de base des universités des sommes qui font cruellement défaut pour soutenir l’accessibilité, la qualité de la formation par l’embauche des professeurs, l’enrichissement des collections des bibliothèques, etc. La conclusion, en vue du prochain budget fédéral, d’une entente à cet effet entre le gouvernement fédéral et les provinces, dans le respect des compétences de ces dernières, demeure un enjeu primordial pour le financement de base de nos universités », de conclure monsieur Denis.

Pour information :

Jacques Bordeleau

Directeur général

514 288-8524, poste 201