BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Les besoins des universités sont bien connus et leurs priorités de développement également

Montréal, le 1er mai 2012 – « En réaction à la liste de demandes formulées par la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), la CREPUQ rappelle que le sous-financement des établissements universitaires québécois est une réalité indéniable. Chaque année, le réseau universitaire québécois souffre d’un manque à gagner de 600 M$. Cela ne peut tout simplement plus continuer », a déclaré la présidente désignée du Conseil d’administration de la CREPUQ, madame Luce Samoisette, rectrice de l’Université de Sherbrooke.

« Il faut arrêter de croire que l’on peut prodiguer un enseignement universitaire de qualité et être compétitif en recherche, tout en continuant de sous-financer année après année nos établissements universitaires. En agissant ainsi, nous sommes en train d’affaiblir une institution qui joue un rôle essentiel au sein de notre collectivité et qui apporte une contribution irremplaçable au développement de la société québécoise, sur les plans social, culturel, scientifique et économique », a ajouté madame Samoisette.

Il est très décevant qu’après 12 semaines de boycottage des cours, les représentants de la FECQ et de la FEUQ cherchent à régler le conflit actuel en niant la nécessité d’un réinvestissement, réitèrent leur demande initiale de gel des droits de scolarité et présentent même au gouvernement de nouvelles revendications. C’est d’autant plus décevant que cela survient après que le gouvernement ait fortement bonifié les mesures d’aide financière aux étudiants.

Les nombreuses mesures de bonification du Programme de prêts et bourses contribueront à assurer encore davantage l’accessibilité aux études, tel que le démontrent clairement les calculs faits par monsieur Luc Godbout, professeur titulaire et chercheur à la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke. Ce n’est qu’en finançant adéquatement les universités, tout en bonifiant les mesures d’aide financière, que l’on pourra à la fois protéger l’accessibilité et assurer une formation de qualité donnée par des enseignants de haut niveau et dans un environnement académique stimulant.

Par ailleurs, il est tout à fait faux d’affirmer comme le font les leaders étudiants que le financement additionnel sera accordé aux universités sans qu’elles aient des objectifs définis. Le Plan de financement des universités, présenté par le gouvernement lors du budget 2011-2012, identifie des cibles et des indicateurs auxquels les revenus additionnels devront être consacrés. Ceux découlant de la hausse des droits de scolarité devront être consacrés exclusivement à la qualité de l’enseignement, aux services aux étudiants et à la qualité de la recherche.

Chaque établissement signera une entente de partenariat avec le gouvernement d’ici la rentrée 2012. Comme prévu au Plan de financement, les sommes ne seront disponibles qu’après la signature de ces ententes.

Le moratoire sur l’application du Plan de financement, le gel des droits de scolarité et la tenue d’états généraux ne sont pas des solutions viables pour relever les défis auxquels les universités sont confrontées. Revenir en arrière et geler de nouveau les droits de scolarité ne ferait que reporter le problème à plus tard et contraindrait la société québécoise à revivre la même situation dans quelques années. C’est précisément parce que les droits de scolarité ont été gelés pendant 33 des 43 dernières années que nous en sommes là aujourd’hui.

Il y a plusieurs années déjà que l’on discute et que l’on réfléchit sur le financement et le développement de nos universités et de nombreuses consultations ont déjà eu lieu à ce sujet. Le temps est maintenant à l’action.

« Il y a urgence d’agir, car la performance de notre système universitaire dans l’ensemble canadien et nord-américain se fragilise. Les universités ont pour mission d’offrir aux étudiants une formation répondant aux plus hautes normes internationales et elles doivent être financées adéquatement pour y parvenir », a pour sa part indiqué monsieur Daniel Zizian, président-directeur général de la CREPUQ.

La CREPUQ regroupe les 18 établissements universitaires du Québec. Elle agit comme porte-parole auprès du gouvernement et des milieux intéressés par l’enseignement et la recherche universitaires. Elle est également un outil de coordination et de concertation entre les universités, un centre de recherche au service des administrations universitaires, un agent coordonnateur de services communs, ainsi qu’un centre de ressourcement et de réflexion pour ses membres.

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Source :
Chantal Pouliot, directrice des communications
Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec
514 288-8524, poste 244
chantal.pouliot@crepuq.qc.ca