BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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La CREPUQ lance un appel pour un débat respectueux des idées et des personnes

Montréal, le 1er avril 2011– La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) déplore les événements survenus hier lors d’une manifestation dans ses bureaux de la rue Sherbrooke au cours desquels une employée de la CREPUQ a subi une double fracture au bras droit.

Les manifestants ayant occupé les bureaux de la CREPUQ hier ne sont bien sûr pas représentatifs de l’ensemble des étudiants du Québec. La CREPUQ interpelle par ailleurs les leaders étudiants, et en particulier ceux de l’ASSE, afin qu’ils prennent tous les moyens à leur disposition pour s’assurer que de tels événements déplorables ne se reproduisent pas.

Tous ont droit à leur opinion à l’égard de la question des droits de scolarité, mais il importe que le débat se fasse de façon civilisée, dans le respect des positions de chacun et de l’intégrité physique des individus.

La qualité de la formation universitaire ainsi que l’accessibilité aux études universitaires sont d’une très grande importance pour les chefs d’établissement et pour la société québécoise dans son ensemble. Ce n’est qu’en finançant adéquatement les universités, tout en bonifiant les mesures d’aide financière, que l’on pourra à la fois protéger l’accessibilité et la qualité de la formation universitaire.

Il est utile de rappeler que 35 % de toute hausse des droits de scolarité sera consacré à la bonification du Programme de prêts et bourses gouvernemental. À terme, il s’agit d’un montant annuel de 118 M$ qui servira, entre autres, à la mise en œuvre des mesures suivantes annoncées par le gouvernement du Québec :

  • Le gouvernement compensera la hausse des droits de scolarité pour les étudiants bénéficiaires du Programme de prêts et bourses en maintenant le niveau des plafonds de prêts à celui de 2010-2011. Cela signifie que les étudiants qui bénéficient déjà du maximum de prêt et qui reçoivent en plus une bourse verront le montant de leur bourse augmenter d’une somme équivalente à la hausse des droits de scolarité. Pour ces étudiants, qui sont parmi les moins fortunés, la hausse des droits de scolarité n’aura donc aucun impact.
  • Le gouvernement bonifiera l’allocation spéciale pour les étudiants qui obtiennent le prêt maximal sans pouvoir bénéficier d’une bourse.
  • Le gouvernement maintiendra les crédits d’impôt existants (qui représentent 20 % des droits de scolarité et des frais afférents). Tous les étudiants – qu’ils tirent profit ou non du Programme de prêts et bourses – pourront ainsi réduire l’impact financier de l’augmentation des droits de scolarité.
  • Le gouvernement réduira la contribution demandée aux parents et au conjoint.
  • Le gouvernement bonifiera le programme de prêts pour études à temps partiel en prenant en considération, pour les étudiants en région, leurs dépenses de transport pour établir le montant de leur prêt.
  • L’actuel Programme de remboursement différé sera lui aussi bonifié. La période d’admissibilité sera prolongée de cinq ans à 10 ans après la fin des études. La période d’aide sera également étendue de 24 à 60 mois. Le seuil à partir duquel les ex-étudiants pourront se prévaloir du programme sera progressivement rehaussé.

La CREPUQ regroupe les 18 établissements universitaires du Québec. Elle agit comme porte-parole auprès du gouvernement et des milieux intéressés par l’enseignement et la recherche universitaires. Elle est également un outil de coordination et de concertation entre les universités, un centre de recherche au service des administrations universitaires, un agent coordonnateur de services communs, ainsi qu’un centre de ressourcement et de réflexion pour ses membres.

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Source :
Chantal Pouliot, directrice des communications
Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec
514 288-8524, poste 244
chantal.pouliot@crepuq.qc.ca