BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Le financement des universités : un des cinq enjeux pressants pour la société québécoise

Montréal, le 30 mars 2010 – La CREPUQ est heureuse que le gouvernement ait reconnu l’éducation et l’innovation comme deux des trois conditions d’une prospérité durable et ait reconnu le rôle crucial que jouent les universités à l’égard du développement économique, social et culturel du Québec.

De plus, les chefs d’établissement universitaire se réjouissent que le gouvernement ait identifié le financement des universités comme un des cinq enjeux pressants pour la société québécoise.

Financement des universités

« En annonçant une hausse des droits de scolarité à compter de l’automne 2012, le gouvernement interpelle les partenaires de l’éducation afin de discuter des ‹ ressources à consacrer à l’enseignement universitaire – leur niveau, leurs sources et leurs modalités. › La CREPUQ entend apporter toute sa collaboration à cette démarche qui permettra également d’échanger ‹ sur la performance et l’efficience du réseau d’enseignement universitaire en matière d’enseignement, de recherche et de gestion. ›

« La CREPUQ souhaite, entre autres, que la mise en œuvre de cette hausse permette le respect des principes fondamentaux auxquels adhèrent les chefs d’établissement universitaire québécois : le maintien de l’accessibilité aux études universitaires, l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de la recherche universitaires, l’accroissement de la fréquentation et de la réussite et l’augmentation générale des taux de scolarisation.

« Il est essentiel, pour l’avenir des établissements universitaires québécois, que le gouvernement, les étudiants et le secteur privé contribuent au financement des universités de façon à combler l’écart qui existe entre le financement des universités au Québec et celui observé dans les autres provinces. Cette hausse annoncée des droits de scolarité ne doit surtout pas amener le gouvernement du Québec à réduire ses investissements à l’endroit des universités », a déclaré monsieur Daniel Zizian, président-directeur général de la CREPUQ.

Les établissements universitaires entendent également contribuer par leurs actions à l’amélioration de l’efficience administrative et de la productivité, comme le fera le gouvernement du Québec à l’égard de l’État, le tout dans le respect des compétences et des responsabilités qui sont les leurs.

Recherche et innovation

« L’annonce du gouvernement d’actualiser et de prolonger la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation (SQRI), particulièrement en cette période de contrôle des dépenses, est une excellente nouvelle pour les établissements universitaires et la société en générale. L’augmentation de 315 millions de dollars sur trois ans, portant les sommes disponibles pour la recherche et l’innovation à 1,1 milliard de dollars permettra de soutenir la recherche universitaire et l’innovation et assurera le rayonnement de nos entreprises et universités à l’échelle internationale.

« Par ailleurs, en regroupant au sein d’un même organisme le Fonds de la recherche en santé du Québec, le Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies et le Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture, il faut s’assurer d’avoir un organisme qui réponde adéquatement aux besoins des trois secteurs de la communauté de recherche (sciences sociales et humaines, arts et lettres ; sciences naturelles et génie ; santé). Il est également important que le nouvel organisme soit doté d’un Conseil d’administration indépendant et que l’octroi des subventions repose sur des critères de qualité scientifique et sur un processus crédible d’évaluation par les pairs », a pour sa part ajouté la présidente du Conseil d’administration de la CREPUQ, madame Heather Munroe-Blum, principale et vice-chancelière de l’Université McGill.

La CREPUQ regroupe les 18 établissements universitaires du Québec. Elle agit comme porte-parole auprès du gouvernement et des milieux intéressés à l’enseignement universitaire. Elle est également un outil de coordination et de concertation entre les universités, un centre de recherche au service des administrations universitaires, un agent coordonnateur de services communs, ainsi qu’un centre de ressourcement et de réflexion pour ses membres.

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Source :
Chantal Pouliot, directrice des communications
Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec
514 288-8524, poste 244