BCI - Bureau de coopération interuniversitaire (anciennement connu sous le nom de « Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec » CREPUQ)

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Le modèle de gouvernance des universités proposé par le projet de loi no 38 va à l’encontre des meilleures pratiques

Montréal, le 29 septembre 2009 – La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) a présenté aujourd’hui, devant la Commission de la culture et de l’éducation, les consensus établis par les établissements universitaires concernant le projet de loi no 38 portant sur la gouvernance des universités. Fait exceptionnel, treize chefs d’établissement étaient présents lors de l’audition, démontrant ainsi l’intérêt que portent ces derniers à la question de la gouvernance universitaire.

Les établissements universitaires sont fermement convaincus que l’application des principes de bonne gouvernance ne sera efficace que si elle est modulée en fonction des valeurs, des traditions et de la culture propres à chacun des établissements, comme le recommandent les auteurs du Rapport du groupe de travail sur la gouvernance des universités du Québec de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques (IGOPP). La voie législative ne permet pas d’atteindre ce but.

La CREPUQ tient à souligner que les établissements universitaires adhèrent sans réserve aux principes reconnus de bonne gouvernance et de reddition de comptes. Un conseil d’administration efficace, diversifié et composé de membres compétents et en majorité indépendants, trois comités du conseil obligatoires et une reddition de comptes complète et transparente sont autant d’objectifs, parmi d’autres, que partagent les établissements universitaires. Ces derniers entendent d’ailleurs poursuivre la mise en œuvre des meilleures pratiques de gouvernance qui évolueront au cours des années à venir.

« Au moment où d’autres sociétés, notamment en Europe, tentent avec beaucoup de difficulté de faire évoluer leur propre système dans le sens de l’autonomie et de la décentralisation, le Québec amorce un mouvement inverse, alors que rien ne démontre que cette approche soit de nature à favoriser la qualité de la recherche et de l’enseignement universitaires, l’accessibilité aux études supérieures, ni même une plus saine gestion des fonds publics.

Dans l’économie du savoir du XXIe siècle, les universités jouent un rôle primordial dans l’essor du Québec. Il revient au gouvernement du Québec de leur offrir les outils et les moyens pour leur permettre de continuer à se mesurer avantageusement aux meilleurs établissements universitaires du monde et de viser toujours plus haut. Le cadre législatif proposé par le gouvernement, loin de proposer une approche moderne et responsable, porte atteinte à la gestion universitaire et ne pourra qu’affaiblir la gouvernance des universités », a souligné la présidente du Conseil d’administration de la CREPUQ, madame Heather Munroe-Blum, principale et vice-chancelière de l’Université McGill.

« Ce dont les établissements universitaires et la société québécoise ont besoin, dans le contexte actuel de concurrence à l’échelle internationale, c’est que nous unissions nos efforts pour s’assurer que les universités soient en mesure de contribuer de façon significative au savoir et à la science ainsi qu’au développement économique, social et culturel du Québec et à son rayonnement dans le monde. », a pour sa part ajouté monsieur Daniel Zizian président-directeur général de la CREPUQ.

La CREPUQ regroupe les 18 établissements universitaires du Québec. Elle agit comme porte-parole auprès du gouvernement et des milieux intéressés à l’enseignement supérieur. Elle est également un outil de coordination et de concertation entre les universités, un centre de recherche au service des administrations universitaires, un agent coordonnateur et administratif de services communs, et un centre de ressourcement et de réflexion pour ses membres.

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Source :
Chantal Pouliot, directrice des communications
Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec
514 288-8524, poste 244